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Les consultations citoyennes
Pour ne pas perdre le Nord
Vendredi 20 novembre 2009 à 20h30
Amphithéâtre du Conseil Général
Hôtel du Département – 19000 Tulle
Jean-Michel QUATREPOINT
Journaliste - Le Monde, l’Agefi, La Tribune, Le Nouvel Économiste, 15 ans patron de La Lettre A, il a reçu le Prix de l’Excellence Économique pour La Crise globale (Mille et une nuits, 2008), où il anticipait la globalisation de la crise américaine.
Dans La dernière bulle (Mille et une nuits, 2009), qu’il vient présenter à Tulle, Jean-Michel Quatrepoint approfondit son analyse et précise la nature des ressorts de la crise globalisée dont l’épicentre demeure les USA et que gouverne le “lobby des lobbies” du système bancaire et monétaire américain.
Au moment où Wall Street nous fabrique une fausse reprise et lie les mains au Président Obama en relançant sans scrupule la machine à spéculer, il importe de refuser les tranquillisants qu’on nous sert.
Non, la crise n’est pas due aux déterminismes économiques, ni aux effets du réchauffement climatique, ni au renchérissement des matières premières par la demande de la Chine et de l’Inde qui explose, même si ces facteurs l’aggravent.
Il faut oser remonter aux sources idéologiques de la radicalisation du libéralisme anglo-saxon, qui s’est gavé de rapines avant d’être entraîné dans la spirale infernale de “l’économie de la dette” où il sombre actuellement.
Reste à en tirer les conclusions en politique européenne, ou à défaut, dans l’urgence nationale d’une correction fondamentale de notre trajectoire.
Est-elle encore possible ? C’est l’une des nombreuses questions que nous nous poserons à la lumière de son exposé.
LA BOUSSOLE pour éviter de perdre le nord, un libre cercle de débats, pour une citoyenneté éclairée.
Libre participation aux frais
Courriel: ifcce.boussole@gmail.com
La crise globale
La crise des subprimes ? C'est la faute des banques. La bulle Internet ? C'est la faute de la spéculation. Les fermetures d'usines et les délocalisations? C'est la loi de l'économie. Le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre ? Ils n'ont bien sûr rien à voir avec le développement exponentiel des transports et le mouvement brownien des marchandises aux quatre coins de la planète. Les hausses vertigineuses des matières premières ? C'est la faute des Chinois, des Indiens et des Brésiliens. Bref, d'une demande qui explose.
À chaque phénomène, on trouve une explication technique, et surtout partielle, généralement à posteriori. Mais jamais, au grand jamais, on ne cherche à relier les problèmes les uns aux autres. Dans une société dominée par la globalisation, il ne faut surtout pas... globaliser les problèmes. Car ce serait reconnaître que la crise que le monde traverse, comme la paupérisation en marche de nos classes moyennes, ne tombe pas du ciel et qu'il s'agit bien d'une crise globale.
Elle est la conséquence des dérives d'un processus entamé, voilà près de trente ans, lorsque le capitalisme anglo-saxon a décidé de revenir aux sources du libéralisme et de s'imposer aux quatre coins du monde.
Dans les années quatre-vingt-dix, l'alliance sinoaméricaine, Internet et la financiarisation de l'économie ont fait croire au triomphe définitif de la mondialisation.
Trop rapide, trop forte, trop brutale, elle a débouché, après le 11 septembre 2001, sur une sorte de spirale infernale, une fuite en avant des pays occidentaux dans une économie de la dette. Les Anglo-Saxons ont joué les apprentis sorciers.
Jean-Michel Quatrepoint écrit le roman de cette globalisation qui se voulait heureuse et qui tourne au fiasco pour les Occidentaux.
La dernière bulle

Le 15 septembre 2008, la banque américaine Lehman Brothers fait faillite. La bombe des subprimes éclate au grand jour. Le krach financier se propage à l'ensemble de l'économie, plongeant le monde dans une crise globale, encore plus grave que celle de 1929.
Largement responsables des dérives du capitalisme, banquiers et financiers ont réclamé sans vergogne l'aide des contribuables et des Etats pour sauver le système. Des trillions de dollars sont généreusement distribués par la Fed et les banques centrales.
Moins d'un an après le krach, wall Street et les financiers se sont refaits, ils s'octroient de faramineux bonus et cherchent par tous les moyens à relancer la machine à spéculer. On a nationalisé leurs pertes pour qu'ils puissent reprivatiser leurs profits. Ils sont pour une bonne part à l'origine de l'explosion des dettes publiques et de la formation d'une nouvelle, d'une dernière bulle dont ils s'emploient à tirer le maximum de profits.
Jean-Michel Quatrepoint, qui annonçait dès l'été 2008 la crise globale, raconte comment le lobby financier - c'est-à-dire Wall Street, les grandes banques et la Réserve fédérale américaine - ont lié les mains de Barack Obama , afin d'éviter toute réforme en profondeur du système. Il décrypte le jeu dangereux de ce lobby des lobbies qui ne pense qu'à ses intérêts et nous a fabriqué une fausse reprise.



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Par : ECPE
22/11/2009 à 11:13
Merci à la Boussole. C'était très largement à la hauteur de nos attentes. Un exposé clair, sans concession. On en redemande. Un conseil : ne ratez pas les prochains rendez-vous.
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